le 11 juin

Réflexions pour l’après #04

Et si le monde d’après ne ressemblait pas au monde d’avant ?

L’association Alternatiba a proposé à 60 personnalités, de dessiner, dans un ouvrage collectif, ce à quoi pourrait ressembler le monde d’après.

Le projet est disponible en ligne et en format PDF. Le résultat est graphiquement très réussi.

 

Alternatiba (« Alternative », en basque) est un mouvement citoyen de mobilisation sur le dérèglement climatique. Il promeut des initiatives concrètes qui visent à construire une société durable, tout en s’opposant aux projets qui entravent ce développement.

 

 

« Il faut imaginer ce monde pour être en mesure de le faire advenir. Se projeter, tel qu’il pourrait être si nous mettions certaines mesures en place dès aujourd’hui…

Autour de 28 grands thèmes, comme nourrir, travailler, habiter, partager, nous vous invitons à découvrir ces fragments d’imaginaires… Une multitude d’alternatives existent déjà, fourmillent sur nos territoires et ne demandent qu’à être généralisées. »

Nous suivons et apprécions les publications de certaines des personnalités qui ont répondu à la proposition d’Alternatiba :

 

Etienne Davodeau, Cyril Pedrosa, Fred Sochard, Serge Bloch, Gaëtan Dorémus, illustrateurs

Alain Damasio, Marie Desplechin, Denis Lachaud, écrivains

Dominique Méda, Geneviève Azam, économistes

Monique Pinçon-Charlot, sociologue

Gilles Clément, paysagiste-botaniste

Philippe Meirieu, professeur en Sciences de l’Education.

 

Le texte de Philippe Meirieu sur l’école apporte un éclairage saisissant sur ce que nous vivons aujourd’hui. Il réfléchit à ce que voudrait dire une école qui ne serait plus « un supermarché du savoir ».

 Petit extrait :

« Et si « apprendre » devenait, finalement, plus important que « savoir » ? Si l’on découvrait, enfin, que la certitude de savoir était le piège majeur de la pensée, la branche où l’on s’accroche désespérément quand on a renoncé à explorer le monde, l’ornière où l’on piétine quand on a choisi d’écraser les autres plutôt que de chercher la vérité avec eux ? Si l’on cessait de transformer nos connaissances en marchandises pour qu’elles soient payées en notes, diplômes et privilèges ? Si nous savions mutualiser les compétences que nous avons acquises au lieu de nous en revendiquer les propriétaires exclusifs ? » 

 

Nous avons particulièrement aimé l’illustration de Gaëtan Dorémus sur le thème « abriter »